déconnecter pendant les vacances

Pourquoi est-il si difficile de vraiment déconnecter pendant les vacances ?

Vous êtes enfin en vacances.

Peut-être êtes-vous parti(e) quelques jours, ou peut-être profitez-vous simplement d’un rythme un peu plus calme.

Vous vous installez en terrasse, partez marcher ou prenez enfin le temps de vous poser.

Tout semble réuni pour souffler.

Et pourtant…

Votre cerveau continue de penser à ce qu’il faudra faire ensuite. Vous anticipez déjà la rentrée, un rendez-vous à venir, l’organisation des prochaines semaines ou cette liste de choses que vous ne devez surtout pas oublier.

Vous avez parfois même l’impression de culpabiliser lorsque vous ne faites… rien.

Si cette situation vous parle, rassurez-vous : elle est bien plus fréquente qu’on ne le pense.

La bonne nouvelle, c’est que si vous avez du mal à déconnecter pendant les vacances, cela ne signifie pas que vous ne savez pas vous reposer. Bien souvent, votre cerveau et votre corps ont simplement besoin de temps pour s’adapter à un nouveau rythme.

Notre cerveau ne change pas de rythme du jour au lendemain

Nous aimerions parfois que les vacances fonctionnent comme un interrupteur.

Un jour, nous courons partout.

Le lendemain, nous devrions être parfaitement détendus.

En réalité, notre cerveau ne fonctionne pas ainsi.

Après plusieurs semaines – ou parfois plusieurs mois – passés à gérer un quotidien bien rempli, il continue naturellement à fonctionner sur le même mode.

On ne passe pas d’un cerveau en mode « urgence » à un cerveau en mode « vacances » simplement parce que la date est arrivée.

Notre cerveau s’est habitué à anticiper, organiser, résoudre des problèmes et penser à la suite. Il ne peut pas désactiver ces automatismes en quelques heures.

C’est pourquoi il est fréquent que les premiers jours de vacances soient encore marqués par une certaine agitation mentale.

Déconnecter est un processus, pas une décision.

La charge mentale ne disparaît pas parce que l’on est en vacances

Lorsque l’on parle de charge mentale pendant les vacances, on pense souvent au travail.

Pourtant, elle est bien plus large.

Penser à l’organisation familiale, aux repas, aux enfants, aux rendez-vous, aux proches, aux courses ou aux imprévus demande également beaucoup d’énergie mentale.

Même lorsque notre emploi du temps s’allège, cette « petite voix » qui pense à tout continue souvent de fonctionner.

La charge mentale ne prend donc pas automatiquement des vacances.

Chez certaines personnes, elle est devenue un mode de fonctionnement tellement habituel que le cerveau continue d’anticiper, même lorsqu’il n’y a plus d’urgence.

Le corps ralentit.

L’esprit, lui, met parfois un peu plus de temps à suivre.

charge mentale vacances

Pourquoi culpabilise-t-on de ne rien faire ?

C’est une remarque que j’entends très souvent en consultation.

« Je savais que j’avais besoin de me reposer, mais je n’y arrivais pas. »

Ou encore :

« Au bout de quelques minutes, j’avais déjà envie de me rendre utile. »

Si cela vous parle, sachez que vous êtes loin d’être seul(e).

Nous vivons dans une société où l’action est souvent valorisée.

Être occupé donne parfois le sentiment d’être efficace, impliqué ou productif.

À l’inverse, ne rien faire peut rapidement être associé – à tort – à de la paresse ou à une perte de temps.

Il n’est donc pas étonnant que beaucoup de personnes finissent par culpabiliser de ne rien faire, même lorsqu’elles sont en vacances.

Pour certaines, ralentir est devenu presque inhabituel.

Le silence, le calme ou l’absence d’objectif immédiat peuvent même être inconfortables au début, simplement parce qu’ils contrastent avec le rythme du reste de l’année.

Pourtant, le repos n’est pas un luxe.

C’est un besoin fondamental.

Les pensées continuent de tourner… et c’est normal

Même en vacances, notre cerveau continue de produire des pensées.

« Il faudra penser à… »

« Et si j’oubliais quelque chose ? »

« Comment vais-je m’organiser à la rentrée ? »

Notre cerveau est conçu pour anticiper et résoudre des problèmes.

Lorsqu’il a passé plusieurs semaines à fonctionner en vigilance, il ne s’arrête pas immédiatement.

Si, en plus, vous êtes plutôt de nature anxieuse ou que vous traversez une période de fatigue importante, cette tendance à anticiper peut prendre encore davantage de place.

Comme je l’expliquais dans mes précédents articles, le problème n’est pas d’avoir des pensées.

Nous en aurons toujours.

L’enjeu est surtout de ne pas leur laisser occuper tout l’espace.

Comment favoriser une véritable déconnexion ?

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible d’aider progressivement son cerveau à ralentir.

La première étape consiste peut-être à accepter que cette transition demande un peu de temps.

Vouloir être parfaitement détendu dès le premier jour ajoute souvent une pression supplémentaire.

Il peut également être utile de réduire progressivement les sollicitations lorsque cela est possible : consulter un peu moins son téléphone, éviter de remplir chaque journée d’activités ou simplement s’autoriser des moments sans objectif particulier.

Enfin, revenir au corps peut être un excellent moyen de sortir du flot de pensées.

Une promenade, quelques respirations profondes, un exercice de sophrologie ou le simple fait d’observer ce qui nous entoure permettent souvent de retrouver un peu plus de présence.

L’objectif n’est pas d’empêcher les pensées d’apparaître.

Il est d’apprendre à ne plus leur laisser toute la place.

Personnellement, pendant longtemps, j’avais l’impression qu’il fallait rentabiliser chacune de mes journées de vacances. Toujours faire quelque chose, toujours profiter. Puis j’ai appris à m’autoriser des moments où il ne se passe rien… et je peux vous assurer que ça fait beaucoup de bien.

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FAQ

Est-il normal d’avoir du mal à déconnecter pendant les vacances ?

Oui. Après plusieurs semaines ou plusieurs mois à vivre à un rythme soutenu, il est fréquent que le cerveau continue à anticiper et à fonctionner comme avant. La déconnexion est souvent progressive.

Pourquoi je culpabilise lorsque je ne fais rien ?

Parce que nous évoluons dans une société où l’action et la productivité sont très valorisées. Il est donc fréquent d’associer inconsciemment le repos à une perte de temps, alors qu’il est indispensable à notre équilibre.

La charge mentale peut-elle être présente même sans travailler ?

Oui. La charge mentale ne concerne pas uniquement le travail. Elle peut être liée à l’organisation familiale, aux responsabilités du quotidien, aux proches ou encore aux nombreuses choses auxquelles il faut penser en permanence.

Comment réussir à profiter davantage de ses vacances ?

Il ne s’agit pas de chercher des vacances parfaites, mais d’accepter que le cerveau ait besoin de temps pour ralentir. Revenir progressivement au moment présent, diminuer les sollicitations et s’accorder de vrais temps de repos peuvent favoriser cette transition.

En conclusion

Si vous avez du mal à déconnecter pendant les vacances, cela ne signifie pas que vous faites mal les choses.

Votre cerveau et votre corps suivent simplement un rythme qui s’est installé au fil des semaines, parfois même des mois.

Les vacances ne sont pas un bouton « off ».

Elles offrent un espace pour ralentir progressivement, retrouver un peu plus de disponibilité mentale et laisser le système nerveux sortir, petit à petit, du mode « urgence ».

Et si, cet été, vous vous donniez simplement le droit de ne pas être immédiatement détendu(e) ?

Parfois, la première étape pour vraiment récupérer consiste justement à accepter que le repos soit… lui aussi, un apprentissage.

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📖[Burn-out professionnel : reconnaître les signes et comprendre une fatigue qui ne passe pas malgré le repos]

📖[Pourquoi vouloir contrôler ses pensées augmente souvent l’anxiété ?]

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